Aujourd'hui, la société rime avec épanouissement et réussite professionnelle. Haifaa Al-Mansour en est l'exemple concret. Elle a réussi à se faire une place en tant que réalisatrice dans le monde du cinéma. Sa particularité est d'avoir su montrer son art dans un pays très conservateur.

Présentation de Haifaa Al-Mansour


Le pays natal d'Haifaa Al-Mansour est l'Arabie saoudite. Elle y voit le jour le 10 août 1974. Elle a grandi dans une famille croyante et ouverte d'esprit. En effet, son père est à la fois poète et consultant juridique. Aidé par sa femme, celui-ci donnera à chacun de ses douze enfants l'opportunité de se réaliser en tant qu'être unique. Dans le cas d'Haifaa, il lui permettra d'obtenir une licence d'art en partant faire des études littéraires à l'université américaine du Caire.

En 2000, Haifaa revient en Arabie saoudite et débute sa vie professionnelle en enseignant l'anglais et le français au sein d'une importante compagnie pétrolière. Travaillant dans le département "communication" du groupe, la jeune femme a une révélation et se passionne pour la production audiovisuelle. Durant cette période, elle va apprendre le maniement des caméras. En se perfectionnant, elle va produire quelques courts-métrages et documentaires.

Ses oeuvres notables


Femmes sans ombre (2006)

Il s'agit d'un documentaire tourné avec l'aide d'une de ses soeurs. Il a été présenté dans 17 pays et sélectionné au festival d'Abou Dabi.

Wadjda (2012)

Premièrement, grâce à ce premier long-métrage, Haifaa se fait une renommée internationale. Elle recevra des prix dans 9 festivals internationaux pour 17 nominations. Ce film relate l'histoire de Wadjda, une fillette vivant dans les banlieues de Riyad. Son rêve est de faire du vélo mais sa maman refuse qu'elle en fasse. Ce serait très mal vu dans leur société conservatrice. Cependant, son envie est plus forte et elle va s'inscrire à un concours sur le Coran afin de s'acheter son vélo.

Deuxièmement, avec cette oeuvre, Haifaa révèle des tabous sociétaires comme les nombreuses restrictions imposées aux femmes. Son but n'est pas de susciter la polémique mais de montrer une société parmi tant d'autres évoluant entre traditions et ouverture au monde.

En conclusion, Haifaa Al-Mansour est devenue la première cinéaste dans un pays où le cinéma est proscrit. Tout cela est devenu possible grâce à son talent, sa volonté et son respect envers ses origines. Bref, étant un moteur de rêves, Haifaa réserve à son public un nouveau film dont la sortie est prévue en février 2018.